Espagnol 4H - présentation pour les 5°

3e degré
L’espagnol est proposé au troisième degré comme « LM3 », c’est-à-dire comme troisième langue moderne. Ce sont 4 heures de cours par semaine.

L’objectif particulier du cours d’espagnol est bien évidemment la communication. Celle-ci s’articule autour de 4 compétences : écouter, parler, lire et écrire. Les éléments grammaticaux et lexicaux (= le code) ne constituant pas une compétence en soi, ils ne font pas l’objet d’une évaluation spécifique dans le cadre du cours d’espagnol.

La priorité est donnée à la composante orale. Comprendre à l’audition et s’exprimer oralement, voilà ce qui compte. Afin de mettre les élèves en situation réelle de communication orale, diverses activités sont mises en place.

Le cours se donne en immersion dès la première heure. Au départ il faut s’accrocher, mais les élèves s’habituent relativement vite au vocabulaire basique du cours.

Trois années consécutives, nous avons accueilli en classe un auxiliaire de langue hispanophone. Aussi, nous avons plusieurs fois eu la chance de recevoir des élèves hispanophones séjournant en Belgique grâce à des organismes comme EF, WEP ou AFS… Cela nous permet d’avoir accès à un espagnol authentique, et parfois de comparer les accents.

On travaille souvent en partenariat avec des élèves hispanophones apprenant le français, en utilisant les ressources d’internet. Quand les élèves sont motivés par un échange physique, il est organisé. En 2019-2020, les élèves de 6° sont allés à Ibiza chez leurs correspondants, tandis que certains élèves de 5° accueillaient un correspondant de Barcelone.

La compréhension à l’audition est travaillée sur base d’exercices tirés du manuel ou d’autres manuels que celui utilisé en classe. Parfois il s’agit de courtes vidéos (toujours adaptées au niveau des élèves). Très vite, les élèves sont amenés à travailler sur base de chansons (que parfois ils peuvent choisir); le niveau de langue de l’exercice dépasse alors le niveau des apprenants, mais les élèves ont deux semaines pour préparer l’exercice. Souvent cet exercice plaît aux élèves car il mobilise leur sensibilité à la musicalité des mots et des phrases, facilite la mémorisation et crée des réflexes linguistiques très intéressants.

En début de première année (en 5°), les interrogations de code ne se font que sur base orale. Les réponses des élèves sont enregistrées en classe et envoyées au professeur. Une réponse correcte mais mal prononcée n’est pas validée; de la même manière, une réponse mal orthographiée mais bien prononcée est acceptée. L’oral prime sur l’écrit.

L’expression orale est travaillée en classe mais aussi à domicile, au moyen de capsules vidéos que les élèves doivent régulièrement enregistrer. Ces capsules ne sont jamais évaluées pour leur qualité esthétique. Il n’est tenu compte que de l’expression orale. L’intérêt de cet exercice, c’est que les élèves sont obligés de mémoriser leur texte (ils ne peuvent pas le lire), que souvent ils répètent les essais avant d’obtenir une version correcte (ils s’entrainent donc beaucoup), et que ce travail n’empiète pas sur le temps de travail en classe.

La compréhension à la lecture est surtout travaillée à domicile, sur base de petits romans adaptés aux débutants. Ces romans peuvent être travaillés à l’audition également, puisqu’ils existent en version audio. Avec ces exercices de lecture, les élèves peuvent considérablement enrichir leur bagage lexical.

Les thématiques reprises dans les expressions écrites ont trait au quotidien, et le type de rédaction attendu est toujours adapté au niveau: notes, mails à des personnes familières, articles informels…

Comme il s’agit d’un cours de langue, et que les élèves n’ont aucune base, il leur semble parfois qu’il y a beaucoup de vocabulaire à assimiler. Pour pallier cette difficulté, le cours est décliné en activités variées avec des objectifs parfois ludiques. On chante pour apprendre l’alphabet, on joue aux dés ou aux cartes pour apprendre les nombres, on fait une affiche pour présenter nos goûts et préférences, on organise un déjeuner ou un concours de cuisine quand on travaille le vocabulaire de l’alimentation, etc.

En deuxième année (6°), l’accent est mis sur l’apprentissage du passé. On apprend à raconter une anecdote du quotidien, à pouvoir gérer une conversation type, et aussi à raconter sa vie. On développe ce thème en découvrant la biographie et l’oeuvre de quelques hispanophones célèbres. Le cours est également ponctué d’informations sur la culture hispanophone, espagnole ou hispano-américaine. Accéder à une langue, c’est accéder à une culture.

Après deux ans, le niveau attendu est le niveau A2 européen :

Niveau 1 (A0) : Débutant

Vous pouvez parler et comprendre la langue de manière très limitée, voire inexistante.

Niveau 2 (A1) : Élémentaire

Vous pouvez comprendre la langue dans des situations quotidiennes élémentaires si votre interlocuteur parle doucement et clairement. Vous comprenez et utilisez des expressions simples.

Niveau 3 (A2) : Pré-intermédiaire

Vous pouvez communiquer et vous faire comprendre avec des messages simples dans certains contextes quotidiens.

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